En 2018, j’ai pris la décision de changer de vie. J’étais esthéticienne depuis déjà 7 ans, mais mon métier ne me convenait plus : je ne m'épanouissais pas au travail, et j’avais besoin de me challenger.

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J’avais très envie d’entrer dans le monde de la tech et du développement (mon conjoint étant développeur et ayant commencé à m’initier), mais j’avais peur de ne pas avoir les compétences intellectuelles nécessaires pour cela, comme on me l’a souvent répété durant ma scolarité. J’ai donc laissé un peu cette idée de côté, pour voir si celle-ci persistait. Durant une année complète, j’y pensais souvent, mais je n'osais pas franchir le cap.

C’est alors que, durant ma grossesse, en 2019, j’ai trouvé le courage de me lancer dans un BootCamp. Un peu comme dans le monde du sport, un BootCamp est une formation courte, mais très intense et condensée. Je voulais être un exemple pour ma future fille, et lui montrer qu’elle pourrait être maîtresse de son avenir si elle se donne à fond.

Grâce au soutien de mon conjoint et de mon ancienne responsable, j’ai pu organiser mon départ et ma période de chômage / formation. C’était, pour moi, la partie la plus difficile : quitter un boulot stable, avec un enfant, sans savoir si j'allais m’épanouir dans ma nouvelle vie.
Au moins, j’étais obligé de réussir !

En 2021, je reçois enfin le mail tant attendu qui me donne accès aux cours et au ‘prework’. J’étais si enthousiaste ! J’ai attrapé le vieil ordinateur d’étude de mon conjoint, j’ai installé Linux, et j’ai foncé !

Le prework

Bootcamp Mathilde Developpeuse

Quelques semaines plus tard, nous avons reçu les premières indications. En premier lieu, les enseignants nous ont demandé de nous préparer à la formation, en effectuant des petits exercices en HTML/CSS et javascript. Il s’agissait, pour le premier, de reproduire une page web (uniquement le côté cosmétique), et pour le deuxième, de déplacer une petite voiture imaginaire à travers l’écran. On avait la possibilité de demander de l’aide à notre tuteur, un ancien élève qu’on assigne à notre promo et qui nous conseille. Cependant, le but, de mon point de vue, était de nous préparer à chercher par nous-même, ce qui est, rétrospectivement parlant, une grosse partie du métier de développeur. Je n’ai pas rencontré de grosses difficultés lors du prework : j’étais tellement motivée !

Un mois plus tard, les cours commencent enfin. À l’origine, nous devions nous rendre sur place, mais à cause du COVID, la totalité de la formation s’est faite à distance. D’un côté, j’étais plutôt contente de ne pas prendre le train le soir (car les horaires étaient de 18h à 21h sur deux jours de la semaine, ainsi que toute la journée du samedi), mais d’un autre côté, il fallait faire preuve d’une grande autonomie !

La formation s’est déroulée en trois parties (HTML/CSS et Javascript, Nodejs et MongoDB, ReactJs ) à la fin desquelles nous devions présenter un projet avec des règles imposées. Nous devions voter pour nos projets préférés entre élèves (nous étions une quinzaine), et les 3 premiers du dernier projet pourraient présenter leur projet en public. Il FALLAIT que je sois sur ce podium.

Partie 1 : HTML/CSS et Javascript.

Il s’agissait là de revoir les bases ou de les apprendre pour les plus novices. Mon but, c’était de ne rien laisser passer tant que je n’avais pas parfaitement compris. On oublie les vieux démons du lycée : je posais des questions jusqu’à être sûre d’avoir compris.

Mon projet, pour cette première partie, a été un jeu nommé “dictée de notes”, dans lequel un petit personnage s’appelait FADO le dodo. Le but était de retrouver les notes d’une petite mélodie aléatoire (jouée avec une trompette ou un piano). Le projet devait être réalisé tout en Javascript, HTML, CSS et nous devions utiliser l’outil Canvas.

Je suis arrivée quatrième sur une douzaine d’élèves, ce qui m’a un peu déçue. Je me suis découvert un esprit de compétition plus fort que je ne pensais.

Partie 2 : Nodejs et MongoDB.

nodejs_logo

C’est à partir de cette étape que la difficulté a commencé à monter. L’objectif était de nous apprendre à créer une ‘REST API’ en utilisant Express, et afin de créer notre premier site internet. Cette fois, le projet était en binôme et les règles plus restrictives. Notre réalisation devait contenir un système de connexion avec une session et un maximum d'interactions avec notre base de données (MongoDB imposée). Mon binôme et moi avons créé un site internet pour un hypnothérapeute, avec un système de blog. Cette fois-ci, j’ai terminé sur le podium !

Partie 3 : React JS.

React-typescript

L’apogée de la difficulté ! Les débuts de mon apprentissage sur React ont été difficiles. La logique d’un framework a mis un peu de temps à être assimilée, et plusieurs étudiants ont perdu leur motivation. Il y a même eu des abandons.

Pour le projet en binôme, nous avons décidé de créer un site pour l’institut dans lequel je travaillais avant, avec un système d’e-commerce. Je n’étais pas très fière de la partie UX/UI, mais le site fonctionnait bien !
Et le meilleur dans tout ça, c’est que nous sommes arrivés troisièmes, et donc, nous avons pu présenter notre projet devant un public pendant le Ironhack Show !

Diplôme en poche au bout des 6 mois de formation, j’étais fière ! Peut-être même un peu trop sûre de moi, car après la formation, quand il a fallu trouver du travail, je me suis rapidement rendu compte que ce ne serait pas si simple d’exercer en tant que développeuse.

J’avais encore un an de chômage devant moi, mais mes responsabilités financières devenaient de plus en plus critiques. Je n'avais, avant ça, jamais mis plus de 2 semaines pour trouver du travail, mais là, je me suis confrontée à un monde auquel je n’étais pas préparée. J’ai postulé à une bonne centaine d’offres d’emploi, des grosses entreprises aux petites start-ups. Mon CV ne passait aucune de ces offres à cause de mon expérience, mais aussi parce que je n’avais pas de diplôme officiel (diplôme d'ingénieur ou autres grandes écoles tech de l’éducation nationale). À cette période, on ne m’offrait jamais la possibilité de passer les fameux “tests techniques”, requis pour passer des entretiens avec les recruteurs.

Malgré la difficulté, il était impossible pour moi d’abandonner, j’ai donc commencé à opter pour une démarche un peu plus agressive. J’ai insisté, en renvoyant des messages aux quelques entreprises qui m’avaient répondu. Au bout du compte, le studio d’innovation Agily a décidé de me faire confiance !

Ma reconversion professionnelle m’a permis d’améliorer mon niveau de vie, de me prouver que j’avais les capacités et la volonté de réussir. Mais elle m’a aussi appris l’humilité, la remise en question, et je sais désormais qu’il faut toujours aller au bout de ses ambitions.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ma reconversion, découvrez la vidéo de Brut sur le sujet.

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