L'utilisation du code ou du no-code est un débat qui fait rage depuis quelques années. De nombreux articles et études ont été rédigés à ce sujet, mais la question reste sans réponse : code ou no-code, lequel des deux choisir pour votre site d'entreprise ?

Qu'est-ce que le no-code ?

Le no-code est une approche permettant de créer des applications et des sites web sans avoir besoin de programmer. Une alternative au code, récente et en plein développement, qui se caractérise par une interface visuelle et des outils intuitifs qui rendent la création d'applications plus rapide et accessible. De plus en plus de plateformes low-code apparaissent sur le marché, chacune avec ses propres fonctionnalités et sa propre logique. Vous avez sûrement entendu parler d'outils tels que Wordpress, Shopify, Webflow ou encore Bubble.

À première vue, le no-code apparaît comme une solution rapide et peu chère pour toutes les nouvelles entreprises qui souhaitent développer un MVP (Minimum Viable Product) d’application, ou leur premier site web sans pour autant brûler toutes leurs économies. Une solution abordable, certes, mais qui ne vous permet pas de créer de valeur à partir de votre site web ! En effet, lorsque vous passez par une plateforme no-code pour créer votre application, celle-ci appartient à la plateforme en question. Alors, le no-code est-il réellement la solution la plus avantageuse à chaque fois ?

Code vs no-code : quels critères sont généralement pris en compte ?

Il y a de nombreux facteurs à prendre en compte lorsqu'on décide d'utiliser ou non du code pour un projet de développement web. Cependant, lorsqu'une entreprise choisit entre une solution code ou no-code, celle-ci a tendance à baser son choix sur deux critères bien précis.

1) Les coûts

Le premier critère sur lequel se basent généralement sur lequel se basent généralement les entreprises qui veulent créer un site web, c’est le prix. Aujourd'hui, un freelance en no-code coûte en moyenne entre 800€ et 1200€ pour une journée. Pour cette même durée, les prix d’un freelance développeur, en code, varient entre 400€ et 700€. Il en va de même pour une agence web comme Agily, capable de créer votre site de A à Z, de sa conception graphique jusqu’à son lancement.

Les véritables avantages économiques liés aux agences web sont les accréditation CII (Crédit Impot Innovation) et/ou CIR (Crédit Impot Recherche) : cela permet à leurs clients de récupérer 30% de crédit d’impot sur tout ce que l'agence fait en termes d'innovation ou de recherche. Dans ce contexte, si vous missionnez une agence au taux journalier moyen de 700€, celle-ci vous reviendra en réalité à 500€ par jour après prise en compte des crédits d’imposition.

2) La vitesse de développement

Pour avoir une véritable idée de ce qui vous reviendrait moins cher, vous devez prendre en compte la vitesse de développement des deux solutions. Le code prend généralement plus de temps à écrire que le no-code. Il faut d'abord concevoir l'architecture de l'application, puis écrire le code et enfin débugger l'application. D'après les estimations de Stéphane Paillard, CEO chez Agily, 20 jours de no-code sont équivalents à environ 50 - 100 jours de développement.

Alors, si l'on prend en compte les tarifs journaliers cités plus tôt, 20 jours de développement no-code équivalent à 40 jours de code. À ce stade, utiliser la solution no-code semble revenir approximativement deux fois moins chère que de faire confiance à une agence web classique.

*Mais cette stratégie est-elle applicable à tout type de business ? Qu'en est-il de la qualité finale de votre site ? Et surtout, quels seront les coûts si votre site est amené à évoluer ?

La qualité du code : un facteur important

Le code est soumis à des contrôles de qualité stricts et à des tests automatisés, ce qui réduit considérablement le risque de bugs dans le code. Les applications codées sont également plus faciles à maintenir et à améliorer que celles en no-code.

Par exemple, si vous souhaitez faire des changements et ajouter des fonctionnalités à votre site web, il est préférable de le faire avec une solution code. En effet, vous pourrez également créer des applications qui ne sont pas limitées par les fonctionnalités proposées par les plateformes no-code.

Le code : création d'IP (Intellectual property) interne à l'entreprise.

L'IP (Intellectual Property) correspond au fait d'être propriétaire de quelque chose que vous avez créé. Concrètement, dans le cas d'un site web conçu en développement traditionnel, le code source qui compose votre produit vous appartient.

Vous êtes libres de le modifier et de l'améliorer à votre guise et à l'infini. Cela vous permet d'avoir un code qui est propre à votre entreprise et qui peut être utilisé pour lancer d'autres projets et créer des produits qui sont uniques et à votre image. Plus votre business grossit, plus cette notion d'IP gagne en importance.

En revanche, si votre application est réalisée avec Bubble ou toute autre solution no-code, alors elle appartient alors à la plateforme sur laquelle elle a été créée. Et si elle ne vous appartient pas, vous ne créez pas d'IP avec.

S'ajoute à cela le fait que vous êtes dépendants des prix de la plateforme que vous avez utilisée. Si Bubble triple ses prix, vous triplez vos dépenses !

Dans quel contexte privilégier le no-code ?

La solution que vous devez choisir dépend également de la situation de votre entreprise, de son type, et de ce que vous souhaitez faire avec votre site. Le no-code apparaît comme une solution adaptée dans les cas suivants :

1 - Pour un business relativement simple.

Si vous êtes une petite entreprise, et que vous avez besoin d'un site web simple, sans fonctionnalités complexes, il peut être plus intéressant d'opter pour une solution no-code. Cela vous permettra, par exemple, de développer un site vitrine fonctionnel et optimisé en termes d'UI design.

À l'inverse, le code est très utile pour créer des sites web complexes et multi-fonctionnels. Si vous avez pour objectif de développer une marketplace spécialisée, dotée de spécificités business, vous allez forcément devoir passer par le code, afin de mettre en place des fonctionnalités plus avancées.

2 - Pour des outils internes à l'entreprise.

Le no-code est particulièrement intéressant pour créer rapidement des outils internes à l'entreprise. Par exemple, une plateforme pour votre CE (comité d'entreprise), ou un blog interne à votre société. Ces outils sont souvent simples à mettre en place, et ne possèdent pas de fonctionnalités complexes.
Une solution : Le low-code ?

Si vous trouvez que le code est trop long et compliqué à mettre en place, mais que le no-code est trop limité et pas assez extensible, il existe une solution médiane : le low-code. Il s'agit d'une solution intermédiaire entre code et no-code.

Une plateforme de développement low-code est une plateforme qui vous permet de créer des applications à code source réduit. Autrement dit, il s'agit d'une interface graphique (à l'image des outils no-code), à laquelle on peut ajouter des fonctionnalités construites en code. Les outils low-code les plus utilisés sont Mendix et OutSystems.

Il est important de se poser les bonnes questions lorsque vous hésitez entre code et no-code : au-delà du prix, il faut vous demander quelle solution est réellement adaptée à vos besoins actuels, mais aussi futurs. Ne vous arrêtez pas au MVP de votre projet, voyez plus loin : il est vraiment très important de penser à long terme pour un projet aussi important qu'un site web. Il vous représente, vous et votre entreprise, dans le monde entier grâce à Internet.

Prenez également en compte la notion d'indépendance et de propriété intellectuelle liée à votre projet. Si vous passez par une solution code ou low-code, alors le code de votre application vous appartient. À l'inverse, si vous utilisez une plateforme no-code, votre code appartient alors à la plateforme en question.

Enfin, il est primordial de vous pencher sur la gestion du risque liée aux outils no-code. Par exemple, demandez-vous quels sont les risques financiers encourus par si votre application est amenée à évoluer. Posez-vous également la question de votre tolérance au risque, autrement, de votre capacité à assumer les risques si ces derniers se produisent.

Vous l'avez compris, le choix entre code et no-code est choix très personnel, dépendant de nombreux facteurs. L'important est de se poser les bonnes questions avant de vous lancer votre projet.

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