L’arrivée d’un nouvel enfant bouleverse l’organisation professionnelle et personnelle des salariés. Dans certains cas, ce nouvel événement peut avoir de lourds impacts sur la carrière des femmes. Pour accompagner les jeunes parents dans cette nouvelle aventure, Agily s’engage sur les sujets de parentalité.

L’arrivée d’un nouveau-né implique des ajustements à tous les niveaux. Pour accompagner les jeunes parents, les entreprises ont la possibilité de revoir l'organisation du travail. Cela passe par des horaires plus flexibles, ou encore par la mise en place d’un service de crèche d’entreprise ou d’une solution de garde sur mesure en fonction des besoins de chacun.

Pourquoi ce sujet est-il devenu une top priorité au sein d’Agily ?

Les chiffres sont alarmants. Cinq ans après l’arrivée d’un enfant, le revenu salarial des femmes diminuerait de 25%, selon une récente étude de l’Insee. Cela est souvent dû au passage à un travail à temps partiel, ou au fait de ne plus pouvoir prétendre à des augmentations de salaire, en raison des contraintes imposées par l'éducation des enfants.

La moitié des femmes qui travaillent dans la tech quittent leur emploi avant 35 ans, soit 8 ans après leur début de carrière, selon le rapport Accenture et de Girls Who Code, publié en octobre 2020. Dans cette enquête, la majorité des répondantes évoquent une culture d'entreprise non inclusive comme l’une des principales causes expliquant ce chiffre.

Créer un espace de travail inclusif

Pour offrir un environnement de travail inclusif à nos collaborateurs, nous pensons qu’il est indispensable de joindre les actes aux mots. Prenons le cas de Johanna, Head of Design chez Agily depuis mai 2022.

À l’arrivée de son fils, la jeune mère a opté pour une garde partagée chez une nounou. Au début, cette formule répondait à toutes ses attentes, mais quelques mois plus tard, l’autre famille déménage. Du jour au lendemain, elle se retrouve à devoir payer la totalité de la facture autrefois partagée. Elle doit donc trouver un autre moyen de garde pour son fils.

Dès lors, trouver une solution pour faire garder son enfant devient un vrai casse-tête. Il lui est impossible de décrocher une place en crèche. Et pour cause, près d’une crèche collective sur deux (48,6 %) accuse un manque de personnel, selon une enquête réalisée par la caisse nationale d’allocations familiales (CNAF) publiée en juillet.

Face à ces recherches non fructueuses, Johanna décide d’en parler à son manager. Elle savait qu’avec le soutien de son entreprise, elle deviendrait prioritaire pour obtenir une place près de chez elle, à Montreuil, une des villes les plus engorgées. “Je n’avais pas beaucoup d’espoir, mais j’ai senti que l’entreprise serait réceptive”, confie la jeune femme, qui avait déjà essuyé un premier refus dans un emploi précédent. Par manque d’informations, les entreprises sont parfois réticentes.

Se faire accompagner

Cette fois, pour optimiser ses chances et faciliter les démarches, Johanna collecte les bonnes informations et présente les bons arguments. Pour gagner en efficacité, elle choisit aussi de se faire accompagner par un prestataire externe : Choisir Ma Crèche. Ce dernier permet d’identifier la faisabilité du projet et prend en charge toutes les démarches administratives. Cette partie peut rebuter certaines entreprises, notamment les petites structures qui n’ont pas les moyens humains et financiers pour porter ce type de projet.

Grâce au service du prestataire, une fois la mise en relation entre la crèche partenaire et Agily, les formalités ont été très rapides. Après trois visites, Johanna a choisi une structure qui répond à tous ses critères (proche de son domicile, un espace extérieur et un bon feeling avec le personnel).

Pour Agily, l’expérience est aussi satisfaisante. Réserver un berceau dans une crèche revient à 1800€ par mois. Notez que cette somme est déductible d'impôts, et que les frais de dossier sont payés par la crèche partenaire. L'employé verse également une contribution, mais cela lui revient toujours moins cher que les autres alternatives de garde. D’autres plus grandes organisations peuvent créer leur propre crèche d’entreprise, mais dans le cas de cette jeune entreprise, en pleine croissance, il s’agit d’un premier test pour aller vers d’autres solutions plus pérennes, et témoigner sa bonne volonté auprès des parents de l’entreprise.

Alléger la charge mentale

Avec ce coup de pouce, Johanna est désormais plus tranquille. Rejoindre une crèche privée lui permet d’éviter les galères liées au mouvement de grève. En cas de maladie, le personnel est aussi directement remplacé, elle n’aura plus besoin de poser un jour de congé pour remplacer la nounou qui est malade.

Son organisation personnelle est aussi plus souple. Elle ne se préoccupe plus des couches et de la nourriture fournis par la crèche. Tout est inclus dans le forfait, qui lui coûte 200€ de moins que ce qu'elle payait pour sa précédente solution de garde. Une économie considérable.

Manifester notre soutien aux parents est un marqueur fort pour construire les bases d’un environnement de travail agréable et équitable. Il est important de souligner que cette formule s’applique à l’ensemble des salariés et auprès de tous les acteurs (crèches associatives, crèches privées, réseaux de crèches d’entreprises).

“J’ai déblayé le terrain. S’il y a un autre bébé dans l’entreprise, ils n’ont pas besoin d’aller au même endroit que moi. Ils ont la liberté de choisir une autre crèche partenaire”, précise la jeune maman.

Fidéliser les talents

En termes d'impact, cet investissement témoigne de la volonté des fondateurs d’Agily d’aider les collaborateurs à mieux concilier vie professionnelle et vie privée. Dans un contexte de pénurie des talents, ce type d’initiative reste un bon moyen de fidéliser les profils prometteurs et de booster leur motivation. Cet argument est aussi un sacré atout pour attirer les nouveaux candidats soucieux de rejoindre des entreprises engagées sur le bien-être des salariés.

À son retour de congé maternité, Johanna rejoint Agily parce qu’elle y a trouvé une culture en lien avec ses valeurs. Elle cherchait une entreprise à l’écoute, compréhensive par rapport à sa nouvelle vie, et prête à lui offrir un cadre de travail qui répond à ses contraintes.

“Je suis à fond sur mon boulot, mais il était important pour moi d’être dans une structure où je peux partir à l’heure pour aller récupérer mon fils sans avoir des regards interrogateurs”, ajoute-t-elle.

Les horaires sont flexibles chez Agily. Par exemple, notre développeuse Mathilde Tomba, mère de famille également, préfère commencer sa journée de travail à 7h30, de sorte à terminer plutôt l'après-midi. Cela lui permet de passer du temps avec sa fille après l'école. Plusieurs employés ont des horaires de travail personnalisés, et sont présents au bureau à des heures différentes des autres, ou encore, travaillent à distance certains jours. Ce type de flexibilité permet une meilleure gestion du temps entre vie privée et vie professionnelle.

Réduire l'absentéisme

Pour les organisations hésitantes, il est important de rappeler qu’un employé qui a un bon mode de garde sera plus heureux, et plus concentré sur ses missions s’il est serein. Une crèche d’entreprise permet d’accélérer le retour à l’emploi de jeunes parents-salariés et réduit l’absentéisme au travail : 30 % des absences s’expliquent par la défaillance du mode de garde.

Pour insuffler un mouvement collectif et encourager les entreprises françaises à emboîter le pas, en juin dernier la French Tech a lancé le pacte parité en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes. L’un des gros volets est de mieux gérer le retour de congé maternité, qui peut être assez violent pour certaines. Pour aller plus loin, les entreprises signataires prévoient également de soutenir les parents dans leur parentalité, avec la mise en place de crèches privées pour leur offrir la possibilité de développer leur carrière tout en construisant leur famille. Notez que nous préférons le terme "arrêt" plutôt que congé, car les jeunes mères ne sont pas en vacances pendant ces arrêts !

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